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Séminaire des membres ECF de l'ACF

Séminaire de Claire Poirot-Hubler

2026-2027 à Montpellier

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​Le traitable et l’intraitable de la libido

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L’an passé nous nous sommes orientés de cet énoncé: « Du flux et reflux de la libido sur le moi - Ich -, dans les moments de rupture, l’amour ou la sublimation, du mirage narcissique à l’investissement dans les objets du monde, la libido est labile (argument pour une Journée de la Fédération Internationale de Psychanalyse Appliquée - FIPA, 13 septembre 2025). L’utilisation du concept « libido » tel que Freud l’a élaboré permet un maniement plus étendu que le concept lacanien de jouissance. Si, avec Lacan, nous choisissons une clinique de la jouissance au-delà d’une clinique du sens, suivre le fil de la libido freudienne mène à une clinique de la libido sous différents modes de fixation, de distributions et de déplacements : intriquées ou réparties, en compromis ou en conflit, en impasse, trop peu fixée et dispersée - psychose, etc… Les cas élaborés pour la Journée FIPA guident notre réflexion sur un traitement possible de ce qui cloche.

 

Cette année, toujours vectorisés par la question de la libido, nous nous orientons sur sa fixité, soit sur une clinique où déloger la jouissance de son gîte peut paraître de l’ordre de l’intraitable. Une expression de Jacques-Alain Miller « les prisons de la jouissance » vient désigner des positions où le sujet est assigné à un mode d’investissement privilégié voire unique. Nommons la fixité de la libido dans le symptôme, avec Lacan la jouissance prisonnière du symptôme, mise au travail largement dans les travaux de l’École. Les addictions, problématiques de tous temps mais aussi très contemporaines, ne sont pas sans témoigner d’un rapport problématique avec la fixation de la libido ; addictions parmi lesquelles Philippe La Sagna met en avant les dénommées loveaddict et sexaddict. Et, pas sans rapport avec les précédentes, ajoutons les perversions ou traits de perversion, ici au pluriel pour intégrer dès l’abord le polymorphisme tel que Freud l’a introduit : l’enfant « pervers polymorphe » de structure.

 

Pour commencer, nous partirons des prémisses freudiens et de l’importance donnée aux perversions dans les Trois essais sur la théorie sexuelle. Le premier essai introductif intitulé « les aberrations sexuelles » est largement consacré à cette question, la « Récapitulation » finale des Trois essais démarre aussi sur la même question. Et dans le deuxième essai, le plus connu au titre de la « sexualité infantile », Freud introduit « la prédisposition perverse polymorphe » de l’enfant comme étant de structure, ce qui n’a pas manqué de faire scandale – et encore de nos jours.

 

La multiplicité des dévoilements portés par les différents média, de Bétharram à Mazan et autres divers, la multiplication de dires qui brisent un silence intime amène à examiner voire réexaminer les fondamentaux de notre champ psychanalytique, au-delà du « fétiche » et de la structure dite « perverse ».

 

Et, relevons ce mot d’humour de Jacques-Alain Miller : « De l’humanité sans la psychose, sans la perversion, que resterait-il ? Quelques psychanalystes, quelques politiciens mégalomanes » (La conversation de Barcelone, Navarin 2005, p. 138). Nous savons que l’humour n’est pas sans sérieux ni sans pointer un lieu de vérité.

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Contact Claire Poirot-Hubler, tél. 06 88 62 62 19 (en soirée de préférence)

Courriel : claire.poirot-hubler@orange.fr

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Séminaire-atelier de Gérard Mallassagne et de Marc GabbaÏ
2026-2027 à Nîmes


Passer du trouble au symptôme à l'adolescence

Les prochaines dates : 13 janvier 2027, 17 mars 2027, 12 mai 2027 et 16 juin 2027.
Participation en présence ou en visioconférence

Affiche Le Paris de Lacan (1)-1 OCR conv 1.jpeg
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